Intérieur vide

Cela fait longtemps que je suis seul
Pas professeur
Pas de compagnon

Et me pense seul
En trouveur d’idées pour le monde
Vue seulement par moi-même

En écrivain non révélé
Et j’avance droit
Persuadé de trouver
La vérité

Solitude de celui qui se dévore lui-même
Rongé de l’intérieur
Par des pensées immodérées

Dans un ballet de modernité
La trouvaille des grandes cités

La perte du sens
Par le flot inédit de la ville

Les sons, les odeurs, les mouvements
Me retournent la tête

Je chute et me laisse tomber
J’accélère ma chute
Par erreurs répétées

La direction
Qui mène à l’absence de signification

Perdu dans les signes
Je ne sais plus que croire

Et me ronge encore

La ville suffoque
Et ne laisse pas respirer
Car l’on peut s’y échouer

Mais la chute fait mal
Et le ciel appelle
Alors,
Je retrouve les sens
De ceux qui marchent
Sur cette terre.

L’immensité bleutée
Me rappelle à la lumière

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