Les mots dehors

Quand je suis oppressé
Par la pesanteur de la ville
Quand je suis étouffé
Par les bruits déferlants dans l’air
Et passant par ma fenêtre
Je m’accroche au peu d’espace qui me reste
Intimité menacée

Je prends mon stylo
Et je trace les mots
Qui me semblent uniques
Au milieu des saisons
Et alors je m’évade
De cette étroite cellule
Les mots viennent à ma plume
Sans avoir à chercher

Il n’y a plus d’oppression
Les murs disparaissent
Je rejoins toute personne
L’évasion est parfaite

Comme tant d’autres avant moi
Je place les mots les uns à côté des autres
Je trouve phrase inédite
Les mots sont apparus plus subtils
Je n’imite plus.
Je jubile

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