L’illusion du voyant

Souffre la trainée mélancolique

Aux soirs d’été sporadiques

Attirée par la pénombre

Qui plonge déjà dans sa tombe

Souffle la plume du vent

Qui porte dans son incandescence

La branche qui ploie sous le poids

Des humeurs de celui qui voit

Les lointains dépassés

Des montagnes élancées

Ou va le soir pour murmurer ?

Il s’élance vers la patrie désirée

Et s’éloigne le long des canaux du temps

Des autrefois regrettés

Des instances dirigées

Des circonférences éclatées

Par la chaleur de l’été

Souffrent les yeux qui brillent

Éclat de ces bleues myrtilles

Plissent les paupières

Éclat qui n’en a que faire

De la colère des eaux profondes

Je plonge en ma mémoire

Je tire mon histoire

Du passé de ces astres

Et de ce que me réserve

L’ombre du prochain été.

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